Comme vous le savez depuis que vous avez lu cette page, j’ai rencontré Frenchy le lundi 5 mars 2007 quand le roux nous a présentés. Frenchy était toujours avec un jean et des baskets. Il avait une sorte de gilet de sport bleu avec son sac à dos noir. Les jambes écartées et les mains en triangle. Petite crête blonde et grand sourire à la Colgate Blancheur +++. Toujours TRES calme, ne disant jamais rien mais quand il osait dire quelque chose, il faisait rire tout le monde. Ca à l’air stupide comme souvenir mais ça c’est mon frenchy quand on était ami. On passait nos récrés ensemble avec le roux et frenchy. Il était avant tout l’ami du roux. Moi je l’aimais bien mais sans plus en fin de compte. Je dis ça car avec le recul, je me rends compte qu’à 15 ans, j’essayais de plaire à un maximum de personnes, même inconsciemment.

Puis frenchy et moi, on se parlait beaucoup sur MSN. Genre presque tous les soirs. On parlait toujours de moi. Frenchy n’aimait pas se confier mais aimait aider les autres. On parlait donc toujours du roux ou de mes parents. Frenchy cherchait toujours à résoudre mes problèmes, même vis-à-vis du roux. Une fois il a foutu un peu le souk dans mon couple et il a réparé l’erreur. Un mec bien sauf que je ne l’avais pas tilté.
Bref, le temps passe, il fait partie des personnes que j’apprécie le plus au bahut, mais pas besoin de lui dire. Juste une fois, alors que j’étais encore avec le roux, je lui dis sur MSN que si je n’avais pas été avec le roux, je serais probablement sortie avec lui. Mais c’est parce qu’il était tout mignon avec ses grands yeux bleus et son grand sourire. Mais sans le roux, je ne lui aurais jamais parlé et surtout, je ne l’aurais jamais vu dans la cour tellement il est discret. Et puis aussi parce que ce n’était pas du tout mon type de mec.

On arrive le vendredi 11 avril 2008, je quitte le roux. Quelques jours plus tard, je vais voir frenchy dans la cour, je lui parle un peu mais il me dit qu’il ne préfère pas vis-à-vis du roux (petit rappel si vous n’avez pas lu cette page mais le roux a tout fait pour me couper de tout le monde). Frenchy ne se connecte plus sur MSN. Voilà, un « ami » de plus que je perds. En fait, me disais-je, ils étaient tous hypocrites avec moi, tous des cons, tous des enfoirés,  et une fois encore, je suis déçue. Du coup, je commence à flirter avec les canons du bahut, qui ressemblent totalement à mon type idéal sauf qu’ils étaient ce que j’appelle des enfoirés affectifs.
Eté 2008, je pars 3 semaines en Californie avec mes parents et ma sœur. Puis 3 semaines en Bretagne avec mes cousins cousines et ma tante (c’est le côté de la famille que j’adore). Donc pas Internet ni de téléphone (j’ai eu mon premier en Terminale, en avril). Retour au bercail quelques jours avant la rentrée, frenchy vient me parler sur MSN. Il me dit qu'il n'a plus eu Internet pendant plusieurs mois. Il me demande comment se sont passées mes vacances. Je lui raconte que sur mon vol de retour depuis la Californie, j’ai rencontré un mec. Pendant presque 13h on s’est embrassé langoureusement où les Stuarts nous avaient laissé un coin à l’abri des regards. Ils pensaient qu’on se connaissait depuis longtemps tellement on était collés. Tout ça sous le regard réprobateur de mes parents, ce qui m’aura valu des remarques agréables de type « dévergondée ».  Donc je dis à frenchy que le mec était génial, qu’il embrassait bien etc. Et il me dit « Et que penses-tu des petits blonds français ? ». Je n’ai pas vu le cheval de Troie. Le mec de l’avion était également blond et français. J’ai directement pensé à lui et non pas à frenchy.  Et puis je commence à lui décrire le physique de mon mec idéal.

On se parle tous les jours jusqu’à la rentrée. Il me demande mon téléphone (fixe hein tu suis ??). Je prends ses coordonnées. Il vient me chercher à la sortie de ma rentrée des classes. Je suis en Terminale. Il le fait tous les jours (il reprenait les cours plus tard que moi). Le samedi 13 septembre 2008, il vient me chercher à la sortie de mes cours particuliers de maths. Il est midi. Je porte un jean bleu, un t-shirt mauve acheté aux States, un soutif rouge, un sac à main fushia acheté l’été précédent à Berlin, des Havaianas rose ramenées du Brésil par un cousin de ma mère. Je ne sais pas pourquoi je me souviens de tout ça précisément. Bref, on va dans le parc derrière la Basilique. Il me dit « tu comptes pour moi depuis longtemps ». On s’embrasse après plusieurs mots sublimes que j’ai oubliés aujourd’hui hélas. Il me raccompagne chez moi. Il est 12h30, je suis en couple.

Je me suis mise avec lui pour ne pas passer ma Terminale seule. Je pensais qu’on ne resterait que quelques mois ensemble, trois mois tout au plus. Il ne ressemblait en rien à mon homme idéal et nous avions des caractères opposés. Je suis extravertie, il est introverti. Une semaine plus tard ou deux, on va dans un parc et il me dit qu’il m’aime. J’ai attendu plus longtemps avant de lui dire.
En octobre, je le dispute car il ne démontre aucune affection à mon égard. J’ai l’impression qu’il me trompe. Il m’expliquera que je suis sa première relation, son premier bisou, son premier tout. Qu’il ne sait pas comment faire et qu’il a passé 18 ans de sa vie sans rien demander à personne. Il me dit qu’il va faire des efforts.

En novembre, je fais ma Confirmation. Il n’est pas croyant mais tient à être présent pour moi. Mes parents ne sont pas au courant de notre relation. Il s’assiéra au fond de la Basilique. A partir de ce moment j’ai réalisé que je commençais à avoir des sentiments pour lui. Surtout qu’on avait l’habitude de se retrouver tous les samedis soirs à l’Eglise pour la messe car je n’avais pas le droit de sortir le weekend. Il venait donc à la messe avec moi, il écoutant, il donnait de l’argent à la Quête. Jamais il ne chanta. Jamais il ne pria. En tout cas, il n’en avait pas l’air. Mais on était ensemble pour une heure. Notre petite heure à nous durant le weekend.

Décembre 2008, mon anniversaire. Ma meilleure amie de l’époque organise mon anniversaire auprès de mes parents. Ils ont accepté de me laisser la maison pour mes 17 ans. YOUHOU. Mes parents ne sont pas encore partis. Frenchy sonne, je suis toute stressée. Mon père l’accueille très chaleureusement, poignée de main très masculine. « Bonsoir bienvenue frenchy, c’est un prénom très commun dans la famille ». Oui frenchy et mon père on le même prénom. Puis tout en continuant de se serrer la main, je dis « Voilà, frenchy c’est mon copain ». Mon père, main dans la main avec frenchy, commence à prendre de la distance. J’ai signé mon arrêt de mort.

15 septembre 2008, je commence les cours à 10h25. J’habite à 5 minutes à pied du lycée. Frenchy arrive à 8h15, lorsque tout le monde est parti de la maison. On se câline et puis on fait l’amour. Je savais qu’il ne l’avait jamais fait, qu’il n’avait rien fait. J’étais d’accord pour attendre surtout qu’après plus de six mois, il n’y a plus de manque. Bref, on le fait. Tout se passe à merveille sauf que le préservatif est resté en moi, je ne prends pas la pilule. On l’avait fait deux fois et j’avais eu la flemme de changer de capote, et il n’y avait pas pensé tant il venait de vivre quelque chose de magique. Je vais en cours, toute stressée. Il revient me chercher et me donne la pilule du lendemain. Je resterais paniquée deux semaines et puis en fait, on est sauvés.

Saint-Valentin. Il me fait livrer des fleurs et des chocolats. Je me sens aimée. Je lui avais écrit une lettre en lui disant que mon cadeau viendrait plus tard. On est en mars, pendant une semaine je lui dis que je dois partir à la fin de la semaine chez mes grands-parents en Bretagne. En fait, je sonne chez lui le samedi. Première rencontre avec ses parents, Très bon contact. On passe une bonne partie de l’aprèm sous la couette. Je lui dis que je dois rentrer. Il me retient et veut que je reste nue près de lui. Je lui dis que ça urge avec mes parents (les horaires sont les horaires, si je n’étais pas rentrée pour 18h tapante, c’était râpé pour le mois). Il ne me laisse pas partir. Je lui dis « si on n’y va pas maintenant, on va être en retard au concert !! ». Tout surpris, il ne s’y attendait pas. Mon cadeau de Saint-Valentin : Zénith de Paris pour voir John Legend en concert. Une tuerie follement romantique. Premier vrai rapprochement. Il me prend par la taille (je vous ai dit qu’il était timide !).

L’été arrive, mes parents m’autorisent à passer 7 jours en vacances avec lui et ses parents. Seulement, j’avais 100 euros de moins de train si je restais 8 jours. Ce que j’ai fait et qui a irrité mon père. Me voici passer 8 jours dans leur grande maison dans le sud. J’adore ses parents. Puis vint le moment de la première nuit ensemble. Je n’avais jamais dormi avec un garçon. Peur que je fasse des bruits étranges la nuit. En fait que nenni. Festival de sexe. On avait calculé, pour 7 nuits, plus de 14 fois... Ahahah, de vrais lapins.
Aout, j’ai fugué comme tu le sais grâce à ce billet-là. Plus soudés que jamais. Il me trouve belle même avec ma peau brûlée et mes cloques partout sur le visage et le corps.
13 Septembre 2009, un an d’amour. Il m’a préparé une soirée adorable, très romantique, il portait un costume cravate. Il rayonnait. Je ne l’avais jamais vu aussi beau. En revenant du restaurant Avenue Franklin Roosevelt, je vais me laver les dents etc. Quand j’arrive dans sa chambre, je ne sais combien de bougies étaient allumées. Il avait disposé sur une petite table, des photos de nous et tous nos souvenirs de l’année passée. Le comble du romantisme. Il m’a même offert une montre.
Mes parents commencent à l’accepter car « il respecte les règles ».

Eté 2010, nos premières vraies vacances en amoureux. Deux semaines de folie dans le Finistère, dans un appartement qu’on a loué, en bord de mer. Il a le permis donc la belle vie.
Pour nos deux ans, il m’emmène à Lille. C’était génial. Une dame âgée me demande décaler ma chaise pour qu’elle puisse passer. Et puis elle me dit « Merci mademoiselle, enfin, Madame je crois ». J’avais les yeux qui pétillaient.

Décembre 2010, il m’offre une bague. LE cadeau que j’attendais. Je suis trop contente.
Pour le nouvel an 2011, on va à Bruxelles. Quand on arrive dans la chambre d’hôtel, sur l’écran télé, il y a marqué « Bienvenue à Mr et Mme ***** ». Whoua.
Durant deux mois en 2011, j’étais au Canada pour faire un stage. 6h de décalage horaire c’est très dur mais on tient le coup.

Eté 2011, deux semaines dans la maison de sa famille dans le sud de la France. Juste nous deux et la voiture. On a le permis tous les deux. La belle vie encore.
Pour nos 4 ans, Strasbourg. Il avait prévu qu’on s’installe ensemble et voulait m’en faire la surprise. Seulement j’avais pour projet de retourner au Canada pour y vivre (on m’a offert un emploi, mais je vous en parlerai dans un autre billet). Trop contente de l’apprendre et à la fois déçue que ça ne se fasse pas. Au final, mon plan au Canada tombe à l’eau.

Janvier 2012, me voici en Irlande. Vous connaissez la suite de l’histoire. Et si ce n’ai pas le cas, zieutez ici.

Je n’ai pas eu de coup de foudre. J’ai mis longtemps avant de l’aimer pour de vrai. Je dirais qu’il m’a fallu un an. A nos deux ans, j’en ai eu marre. Je le trouvais trop bien pour moi. Trop de soucis à l’IUT et à la maison. Et une fois cette petite période passée, notre vie est devenue un long fleuve tranquille. Aujourd’hui je l’aime de tout mon cœur. Quand il aura fini ses études, il me rejoindra en Irlande et on s’installera ensemble.

Il est très bien accepté dans ma famille. Tout le monde le décrit comme quelqu’un de calme et très souriant.
Je suis très bien acceptée dans sa famille également. Quand je reviens en France chaque mois, je dors chez lui et non plus chez mes parents qui m’ont bien fait comprendre que « ma chambre » n’est pas MA chambre mais celle qu’ils me laissent utiliser. En fait, depuis nos 2 ans, je passe tous mes weekends chez lui ne rentrant que le dimanche midi pour garder un petit lien avec mes parents (et aussi pour rester sur leur très bonne mutuelle).

Nous vivons depuis deux ans nos plus beaux moments. J’ai l’impression que le coup de foudre je l’ai maintenant. Et j’ai les larmes aux yeux à la fin de ce billet tant je l’aime et qu’il me manque beaucoup en ce moment.

Je suis tellement fière de notre parcours, de notre histoire, de Nous et encore plus de Lui. Je n’ai jamais ô grand jamais rencontré d’homme comme lui.

I’ll love you to the end of times Tite Lune. (oh mon dieu, je pleure !)

Tag(s) : #couple, #etats d'ame

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