Je déteste les tomates aussi.
J'ai décidé de vous parler de mes parents plus en détails pour que vous compreniez (ou pas) la raison qui me pousse à les détester.

J'ai toujours détesté les weekends et les vacances car ça signifiait bye bye la socialisation. Je m'explique.
En fait durant les weekends et les vacances, on (ma petite sœur et moi) ne pouvait sous aucun prétexte voir nos amies, aller chez elles, ce qui inclut refuser les invitations aux anniversaires et fêtes. Le motif ? Et bien il faut travailler à l'école car la médiocrité n'est pas de notre famille. Hum hum. Je souligne les valeurs travail mais merde, j'aurais été meilleure si jamais eu de la motivation. Car je marche comme ça. Même quand je ramenais une bonne note, soit plus de 14/20, ce n'était pas suffisant pour eux malgré la faible moyenne de classe car comme disait mon géniteur "ce qui compte c'est toi, pas les autres". CQFD.

Pendant les vacances même topo à une différence près : nous devions en plus faire toutes les tâches ménagères si j'ose dire. Donc nous avions un liste tous les jours posée sur la table de la cuisine. Poussières, aspirateur, serpillère, lave-vaisselle, plier les chaussettes et les culottes (et aussi les slips car mon père ne porte pas de culottes, je précise au cas où) de la famille, trier toute notre chambre (et donc la ranger par la suite), avoir été chercher le pain (tâche qui se perpétue encore aujourd'hui), sortir les poubelles (normale et recyclage, tâche encore d'actualité), et avoir fini nos devoirs. Je précise également que j'habitais dans un énorme appart' sur deux étages de 8 ans à 15 ans, puis dans une maison à 3 étages par la suite. Sortir les poubelles de l'appart' signifiait descendre 4 étages avec les deux sacs lourds, puis ouvrir les deux poubelles, basculer comme on pouvait le sac à l'intérieur et enfin, les mettre sur le trottoir. Il en va de même pour l'aspirateur. Porter l'aspirateur n'était pas un léger effort.

J'ai conscience que tout cela puisse paraître dérisoire mais je vous assure que jusque mes 18 ans j'ai été obligée de rester à la maison en n'invitant personne. Pas étonnant que j'ai toujours eu du mal à me faire des amies. On se moquait de moi car je ne venais jamais là où j'étais invitée. J'ai très vite commencé à me sentir mal à l'aise quand je devais dire que je ne pouvais pas venir. Alors je mentais de temps en temps : "Non ce weekend je ne serai pas là, je vais chez mes grands-parents.. Ouais je sais, j'ai trop la flemme, les weekends en famille tu sais... Relou quoi". Et puis au lycée tout le monde savait que j'étais une cassos qui ne sortait jamais. J'ai même pensé devenir Nonne, je me disais que ça ne me changerait pas de mon quotidien : j'ai toujours beaucoup prié et je n'avais pas le droit de sortir. Et un jour j'ai découvert le sexe et j'ai abandonné l'idée. Non je déconne (c'était la petite touche d'humour pour t'empêcher de te tailler les veines en lisant ce billet).

La suite au prochain billet.

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