CETTE PUTAIN DE PEUR DE NE PAS ETRE A LA HAUTEUR

Je ne sais pas comment intituler cet article ni comment y organiser toutes ces phrases en vracs qui ne demandent qu'à sortir depuis quelques semaines. Il est vrai que je rumine beaucoup de choses (trop ?) depuis le mois de janvier. Enfin non, pas depuis ce mois-là. Disons depuis juillet.

J'ai réalisé beaucoup de choses et j'en suis arrivée à faire un bilan sur ma vie, sur moi, sur mon couple.


Ma vie, je ne me souviens plus comment je l'avais rêvée plus jeune. A vrai dire, je ne me souviens que d'un truc : chaque fois que j'essayais de me projeter dans mon futur, je me voyais enceinte à 22 ans. Mon désir d'être enceinte, puis mère, a toujours, toujours, toujours, été présent dans ma vie. Aujourd'hui, je pense tout de même être devenue celle que j'espérais être intérieurement. Enfin, presque. Indépendante et sûre de moi, éperdument amoureuse de Lui... de toi... Et avec un futur bien pensé. Je n'avais pas inclus, je crois bien, mon physique. Je me souviens que c'était "la" grande inconue dans l'équation.

On s'étonne toujours quand je dis que je n'ai pas confiance en moi. On me dit que j'ai l'air d'être une fille qui s'assume physiquement ainsi que mentalement. On dit de moi que j'ai les idées claires, que je sais ce que je veux. Si seulement tout ça était vrai. Certes, j'assume ce que je pense et je sais ce que je veux. Mais delà à dire que je m'assume physiquement. On ne peut pas dire ça. Disons que je me dis "t'es comme ça, fais avec". Mais bien sûr je rêve SECRETEMENT de perdre du poids. Redescendre au 42 serait bien. Perdre ne serait-ce qu'une taille me suffirait. Je ne veux pas m'abaisser à la dictature de la société pour lui faire plaisir. Faire un 38 n'est pas mon objectif. Non, juste une taille, pour me sentir mieux avec mon ventre et mes cuisses. La seule et unique clé outre la motivation est la reprise du sport. Je pense qu'avec des abdos quotidiens, ça devrait m'aider à retrouver un ventre, et à perdre un immense bourlet qui pend.

Changeons de sujet, hein ? Depuis que je suis ici, en Irlande, j'ai eu des hauts et des bas. Parmis les "hauts", ça a été la rencontre de plusieurs personnes qui ont fait de mon aupairing, mon petit coin de paradis. Je ne saurais dire combien de bières nous avons bu ensemble, combien de sourires échangés ou encore combien de larmes versées, mais ces filles là, elles étaient top. Parce qu'on vivait la même chose tous les jours avec les mômes, parce que nos proches nous manquaient, parce qu'on avait le mal du pays, parce qu'on voulait faire la fête, tous les vendredis et samedis soirs, pour oublier tout ça. Et oui, on l'a fait, on a su oublier tout ça, lâcher prise. Ca faisait un bail que je ne m'étais pas faite d'amies. Voilà, le masque est tombé. Mes friends d'aupairing, j'ai gardé contact avec certaines. Et même si notre relationship n'est plus la même qu'en Irlande, peu importe. Même si on s'éloigne, on était sincères. Sans elles, je crois que je serais tombée en dépression. Car, en fait, je me suis aperçue que j'étais capable de me faire des amies. En France, j'ai vraiment pas du tout confiance en moi. Je suis incapble d'aller vers les autres, bien qu'altruiste. On me dit, on m'a dit, que c'était paradoxal car je suis la première, bien souvent, à mettre l'ambiance. Alors oui, pour l'ambiance, je suis là. Mais dès qu'il faut parler, échanger, garder contact, il n'y a plus personne. J'ai peur. Cette putain de peur de ne jamais être à la hauteur. Alors qu'ici, en Irlande, j'ai moins cette apréhension. Parler anglais me libère de cette peur. Peut-être qu'inconsciemment, je me dis que je suis capable de faire quelque chose, de parler une autre langue. Alors je dois me sentir moins nulle intérieurement. Et puis être ici m'a un peu aidé à faire tomber mes airs de Bree Van De Kamp. Je suis plus ouverte aux personnes de mon âge.

Dans la série je fais des bilans, j'ai découvers un truc, encore. J'ai, depuis, un an environ, une forte envie de me marier avec frenchy. Et, il y a un mois ou deux maintenant, que j'ai été plus que concrête avec frenchy. J'ai tout fait accélérer. Lui aussi voulant de moi dans sa vie future. On a trouvé le lieu, le nombre d'invités, l'année et le mois, les témoins, qui je voulais pour les essayages de ma robe, la disposition des tables, le plan de table.... Bref, on a pensé à tout un tas de préparatifs. Enfin... Je nous ai forcé à y penser. Et puis j'ai arrêté du jour au lendemain. Je me suis rendue compte que si j'étais tellement impatiente de me marier à lui, c'était pour abandonner mon nom de jeune fille. Un nom qui me rappelle de trop mauvais souvenirs, un mal-être.


Ecrire sur ce blog, me permet, depuis maintenant plusieurs mois, de mettre ma situation au clair, d'arrêter de ruminer dans mon coin, de me libérer.

Je conclue cet article, en remerciant chacune d'entre vous de me lire, et plus particulèrement, celles qui m'écrivent des commentaires. Vous savez, vous m'avez faite grandir en vous lisant. En lisant vos commentaires et surtout, vos articles. MERCI.

Tag(s) : #etats d'ame, #changement

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