Je ne me suis jamais sentie bien dans ma peau.
Je ne me suis jamais trouvée aimée.
J'ai toujours eu besoin d'amour.
Toute ma vie j'ai attendu d'avoir de la réciprocité. J'ai cherché à me faire des amies, j'en ai eu, mais elles ont toutes fini par me trahir.
Ma vie a toujours été ainsi.
Primaire, collège, lycée, DUT... Toujours le même combat.

J'en veux à mes parents car ils m'ont empêchée d'aller au ciné avec les copines, de me rendre aux anniversaires, de fêter le mien avec des copines, de partir en vacances avec elles...J'ai eu le droit de fêter mes 17 ans avec des copines. Tu parles, il était trop tard, je n'avais pas d'amies.

Téléphone portable interdit jusque mes 18 ans. Je me le suis payée de ma poche. Ordinateur confisqué tous les soir après 19h. A 18 ans, j'ai eu le droit d'en disposer à ma guise. Téléphoner fixer interdit après 19h.

Alors, avoir un mec, au milieu de toute ça, c'était pas évident. Pas confiance en moi, pas populaire, mal dans ma peau, interdit de sortie...
Mais j'ai quand même vécu une belle histoire avec le roux, pendant 13 mois. Et puis maintenant, je connais l'amour avec frenchy. Il est d'ailleurs très accepté par ma famille.

Mon père, cet été, nous a surpris frenchy et moi. Il nous a dit, mais aussi en présence de ma sœur et de ma mère, qu'il avait toujours pensé avoir des petits enfants avant ses 50 ans. Mon père en a 47. Le choc. Alors, voilà, mes parents nous voient avoir des enfants ensemble. Je suis flattée. Même si les enfants avant ses 50 ans c'est hors de question.
Mais là n'est pas le sujet.

ENCORE UN LONG ARTICLE DE SADNESS

Jusqu'à la semaine dernière, je pensais avoir rencontré des personnes sympa avec qui pouvoir passer les weekends. Hors, j'ai réalisé ce weekend que je m'étais bien trompée. Une fois encore. Elles font leur plan et ne me préviennent pas. Or, quand on se voit, tout se passe vraiment bien, ça rigole et ça papote. Je finis toujours évincée de toute façon.

Je pense, avec le peu de recul que j'ai sur ma vie, car je ne suis pas très âgée, et bien que tout vient directement de mon éducation. Je n'ai jamais pu sortir ou quoi, du coup, j'ai des problèmes avec les rapports humains. C'est ce que j'en conclus. Je ne vois pas d'autre raison. J'ai pourtant bien cherché... Mais face aux autres, je me sens minuscule et moins que rien, je suis loin d'avoir confiance en moi... Même si tout le monde me dit le contraire. Arf. Si seulement vous saviez...

Je vis assez mal la solitude, pourtant ici, je la côtoie tous les jours. Sans jamais m'y habituer. Je préfère être seule que mal accompagnée.

J'ai pourtant besoin de tendresse, d'affection, de confiance... je n'ai rien de tout ça... Et ça fait 18 mois que c'est comme ça. Depuis que mes "vraies" potes de l'an dernier sont parties. Elles sont retournées dans leur pays, et je me suis retrouvée sans amies ici. Ca a vraiment été très dur pour moi, et j'ai évité de rencontrer de nouvelles personnes. A quoi bon s'attacher si c'est pour souffrir à nouveau ? me disais-je.

Et aujourd'hui, je pense encore comme ça.

ENCORE UN LONG ARTICLE DE SADNESS

Et tout cette non-affection est d'autant plus difficile à gérer pour moi car avant, même sans amies, j'avais mes petits qui me donnaient des câlins. Aujourd'hui, je n'ai personne. PERSONNE.

Frenchy vient d'être diplômé lundi de son master, maintenant, il cherche du boulot pour l'Irlande... Pour me rejoindre. Il espère d'ici fin Janvier.

FIN JANVIER. Ca me fait encore trois mois sans affection, sans être complimentée, sans un regard.

Je ne demande pourtant pas la Lune, je demande simplement que l'on s'intéresse un minimum à moi. Que je sois vue comme une fille avec qui on peut parler et rigoler. Et non juste comme une aupair qu'est à Dub depuis 2 ans. Je ne demande que de l'amour, sous toutes ses formes.

Y arriverai-je un jour ? ...

Tag(s) : #etats d'ame

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