Comme je l'ai rapidement évoqué, dans ma new family; ça se passe plutôt bien.

Je ne recherche pas une "famille". Je ne recherche rien. Je travaille pour une famille, je fais bien mon boulot et je suis payée. C'est un travail.

Je commence ma journée, on se dit tous bonjour, puis les parents partent au travail. Et le soir, les parents rentrent (en général, le père avant la mère), je dis comment la journée s'est passée, comment les garçons se sont comportés et au revoir.
Je sors à la salle de sport, et quand je rentre, je ne croise personne. Et le lendemain, mmême topo. Petite variante du weekend. En général je ne les croise pas le weekend car je dors jusque tard ou bien car ils sortent pour emmener leurs enfants au sport. Et le dimanche soir, pour mon diner, on se lance des phrases telles que "tu as passé un bon weekend ?", "oui très bien merci et le votre ?", "a demain, bonne soirée". Je parle un peu plus avec la mère car on travaille à perdre du poids, donc forcément, ça "rapproche". Mais je ne m'attarde pas trop avec eux, cette relation me convient amplement, je m'y retrouve bien, j'ai un équilibre.

En revanche, là où j'ai du mal, c'est avec les enfants, par moment. Individuellement, ils sont adorables. Mais avant décembre, ils vont avoir pour l'un 9 et pour l'autre 12 ans. Et ils se cherchent, se tapent dessus, s'insultent... La transition n'est pas évidente pour moi. Je passe, globalement a des disputes de niveau "mais il en a eu plus que moi !", à des disputes ayant pour principale motivation la domination mâle. C'est un peu dur à gérer, surtout quand le grand rigole bêtement et que ça énerve son frère au point qu'il explose, presque littéralement. Bastard, fucker, idiot, fucking + mot pas top moumouth, tout y passe !
Note : il y a du mieux, je ne me fais plus insulter, ni taper dessus.

Vue depuis ma fenêtre, hier matin.

Vue depuis ma fenêtre, hier matin.

Mais quand même, c'est auch par moment. Du coup, j'essaie de trouver des situations de compromis, de me la jouer pédagogue avec les uns et les autres... Et à la fin de la journée, je suis contente d'aller évacuer la tension de ma journée, au sport. Parce que je prends énormément sur moi. Je me retiens de dire des gros mots et c'est dur à faire. Oui, car quitte à être bilingue, je le suis également pour insulter. Bref, la belle vie quoi. J'aime beaucoup jurer en anglais, c'est top. Ca me manque. Du coup je jure lors de moments totalement déplacés (et sans les enfants) "the weather is soooo fucking nice today!". C'est triste un peu d'ailleurs. De jurer n'importe comment, je veux dire.


Ah et puis aussi c'est relou de se faire traiter de slave à gogo. Mais moi, j'me laisse pas démonter. Essaie un peu toi de me dire que je suis ton esclave... Tu vas voir, que je peux vraiment être une méchante Etcetera. *devil eyes*

Et puis aussi gérer les sautes d'humeur d'un pre-teen de presque 12 ans...

Je ne reçois que très peu d'affection, et c'est toujours de la part du petit de temps en temps. Et ça se résume globalement, à ma main dans la sienne en rentrant de l'école, ou bien mon bras par dessus son épaule, et lui, resting sur moi, tout en marchant. J'aime beaucoup ce moment là.

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